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 Complémentaires Maladies / Santé Luxembourg

Complémentaires Internationales Maladies / Santé / Hospitalisation Haut de gamme

Produits Structurés

Risques Spéciaux



 














































































































































































 



































Le Luxembourg






Dénomination officielle : Grand Duché de Luxembourg.

Forme de gouvernement : Monarchie constitutionnelle sous le régime de la démocratie parlementaire.

Chef d'Etat : S.A.R. le Grand-Duc Henri.

Lieutenant Représentant de S.A.R : S.A.R. le Grand-Duc Héritier.

Chef du gouvernement : Jean-Claude Juncker, Premier Ministre.

Langue nationale : Luxembourgeois.

Langues administratives : Français, Allemand et Luxembourgeois.

Unité monétaire : EURO

Capitale : Luxembourg.

Subdivisions administratives : 3 districts (Luxembourg, Diekirch, Grevenmacher),
12 cantons, 118 communes

Les chiffres-clés de l'économie:(1)

Année

2002

2003

2004

2005(p)

2006(p)

Croissance PIB (%)

2,5

2,9

4,5

3,1

3,8

Croissance Emploi (%)

3,0

1,8

2,6

2,2

2,7

Chômage (%)

3,0

3,8

4,2

4,4

4,6

Prix à la consommation en %

2,1

2,0

2,2

2,1

2,0

(p): prévision

Le degré d'ouverture de l'économie luxembourgeoise est supérieur à 100%. Elle est donc largement ouverte aux échanges et à la concurrence internationale.

Cette grande ouverture se retrouve également sur le marché de l'emploi luxembourgeois, caractérisé par une part de 3/5 de travailleurs non luxembourgeois et de 2/5 de frontaliers français, belges et allemands. Le dynamisme de l'économie luxembourgeoise entre 1985 et 2000 fut tel que le taux de chômage a pu être maintenu à un niveau qui est parmi les plus faibles en Europe (3-4%).

L'ouverture de l'économie et les investissements étrangers sont aussi des facteurs clé du dynamisme et de la compétitivité des entreprises luxembourgeoises, facteurs qui ont contribués, au cours des années 1985 à 2000, à une croissance exceptionnelle (6% en moyenne annuelle).

Ces années, malgré la forte croissance, se sont également caractérisées par une stabilité relative des prix. Ainsi, l'inflation au Luxembourg a été en ligne par rapport à l'évolution chez ses principaux partenaires commerciaux. Grâce à la croissance de la productivité, l'économie a su garder un degré de compétitivité élevé.

L'évolution de ces paramètres au cours des 15 dernières années fait que généralement le Luxembourg se retrouve "bon élève" dans les exercices de surveillance multilatérale, furent-ils ceux de l'OCDE, du FMI, de la Commission européenne ou dans les exercices d'étalonnage d'organismes privés (IMD).

Le tableau ci-dessous retrace l'évolution de l'économie luxembourgeoise au cours des dernières années et les prévisions pour les années à venir à l'aide de quelques chiffres-clés; de plus amples détails peuvent être consultés sur le site du Service central de la statistique et des études économiques (STATEC) et le site: Portrait économique et social du Luxembourg.

La « richesse » par habitant:

Le niveau absolu du PIB et le PIB par habitant sont souvent considérés comme indicateurs de la « richesse » d'un pays et de ses habitants. Pour que la comparaison soit pertinente, il faut évidemment tenir compte des différences de niveaux de prix et des habitudes de consommation entre les pays en les corrigeant par les parités de pouvoir d'achat (PPA). Le PIB par habitant est alors exprimé en « standard de pouvoir d'achat » (SPA**). Pour le Luxembourg, il s'y ajoute que la main-d'oeuvre transfrontalière non- résidente - qui représente plus du tiers de l'emploi de l'économie luxembourgeoise - contribue à la formation de la valeur ajoutée et perçoit des rémunérations - mais n'est pas prise en compte dans le dénominateur du ratio PIB/habitant. Il vaut donc mieux baser les comparaisons sur le « Revenu national brut » (RNB) qui tient compte des flux de facteurs entre le Luxembourg et l'étranger (notamment des rémunérations « exportées » des frontaliers).

Dès 1960, le Luxembourg se situe parmi les pays les plus performants en termes de RNB par habitant (exprimé en SPA**). Avec 1 329 SPA**, le Grand-Duché est uniquement devancé par les Etats-Unis (1 509 SPA**) et la Suisse (1 579 SPA**). Néanmoins ce n'est qu'à partir du début des années 1980 que le Luxembourg se détache des autres pays industrialisés et que l'écart s'élargit. En 2001, le RNB par habitant du Luxembourg est d'environ 34 000 SPA contre 29 000 SPA pour les Etats-Unis qui se rangent en deuxième position sur cette échelle.

Néanmoins, ni le ratio « Produit intérieur brut/habitant », ni celui du « Revenu national brut/habitant » ne tiennent compte de la structure du PIB qui peut être caractérisée par des poids divergents, suivant les pays, des parts de la formation brute de capital fixe, de la consommation finale des administrations publiques et de la consommation finale des ménages. La comparaison du niveau de la consommation finale des ménages ou de la consommation individuelle effective (en SPA) par pays - relativement moins élevé au Luxembourg comparé aux autres pays européens (en % du PIB) - peut donner une vue plus réaliste sur le niveau de vie des habitants. Cet indicateur est utile pour comparer les écarts de richesse en termes de pouvoir d'achat des résidents des différents pays, mais ne tient pas compte du revenu réinvesti qui contribue à la richesse future. En retenant cette méthode (niveau de consommation par habitant), on en arrive à la conclusion que si le pouvoir d'achat des résidents du Luxembourg dépasse le pouvoir d'achat moyen de l'Union européenne de plus de 42% en 2001, l'écart par rapport à des pays comme l'Autriche, le Royaume-Uni, la Norvège, la Suisse, le Danemark, et l'Allemagne est beaucoup plus réduit que la prise en compte du seul PIB/habitant (resp. RNB/habitant) ne le laisserait penser.

PIB par habitant et consommation par habitant en 2001 (indice 100 pour l'Union européenne)

 

PIB par habitant

Consommation individuelle effective*

Indice de niveau
des prix

 
 

en euros courants

en standard de pouvoir d'achat (SPA)

en euros courants

en standard de pouvoir d'achat (SPA)

PIB

Consom-
mation indivi-
duelle effective

Belgique

106

108

103

103

98

99

Danemark

144

116

132

105

124

126

Allemagne

108

103

108

105

105

103

Grèce

51

64

54

69

80

78

Espagne

70

84

67

83

83

81

France

104

103

101

102

101

99

Irlande

127

117

100

91

109

110

Italie

90

102

91

100

88

91

Luxembourg

206

188

154

142

110

108

Pays-Bas

115

115

100

104

100

96

Autriche

112

111

109

109

101

100

Portugal

53

71

54

72

74

75

Finlande

113

104

101

88

108

115

Suède

118

102

112

93

116

120

Royaume-Uni

116

103

128

112

113

114

Ensemble

100

100

100

100

100

100

Norvège

179

143

145

108

125

134

Suisse

163

117

157

108

139

145

Source: EUROSTAT
N.B.: résultats provisoires pour 2001.
* Consommation individuelle effective = Dépense de consommation finale des ménages et des institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM) + les biens et services pour la consommation individuelle fournis par le gouvernement à titre gratuit et à des prix réduits, tels qu'enseignement et santé.

En outre, la production de richesses d'un pays peut également être appréhendée à travers les ratios PIB/emploi ou PIB/heure travaillée qui sont en fait des mesures sommaires de la productivité d'une économie. En 1999, le PIB par heure travaillée se situait au Luxembourg à l'indice 142.1 sur la base d'un indice 100 pour l'ensemble l'Union européenne. Au Danemark cet indice était de 124.4 et en Belgique de 117.4.

La mesure de la « richesse » d'un pays dépend donc largement des méthodes de mesure appliquées. Par ailleurs, pour le Luxembourg - pays à la dimension d'une région dans les grands pays - l'aspect de « centre régional » joue également un rôle. Une comparaison avec d'autres régions peut donc apporter des enseignements supplémentaires utiles. Sur le graphique concernant le PIB par région sont reprises les régions les plus « riches », les régions les plus pauvres de l'UE, ainsi que les régions voisines du Luxembourg.

Si le Luxembourg se situe parmi les régions dont le PIB par habitant est le plus élevé, il perd cependant le premier rang - qu'il occupait dans la comparaison entre pays - pour les régions d' « Inner London » et de Bruxelles et ne devance que légèrement la région de Hambourg. Dans ce contexte, il y a également lieu de signaler que le PIB par habitant des régions voisines du Luxembourg (Lorraine, Province du Luxembourg belge, Trèves, Sarre) se range - à des degrés divers - en dessous de la moyenne du PIB par habitant de l'Union européenne et que l'écart par rapport au Luxembourg est conséquent. Le Luxembourg constitue au sein de la Grande Région une entité dynamique comparable à d'autres centres régionaux ou agglomérations en Europe, avec, évidemment, la particularité qu'il s'agit d'un pays souverain conduisant sa propre politique économique, financière et sociale.

En réalité, le PIB par habitant ne constitue qu'une vue comptable et partielle du bien-être des habitants d'un pays ou d'une région. Des organisations internationales et des scientifiques ont donc essayé de mettre en oeuvre des indicateurs de développement tenant compte des aspects sociaux, sanitaires, éducatifs et environnementaux. Le plus connu de ces indicateurs est l' « indice de développement humain » (IDH) que le « Programme des Nations Unies pour le développement» (PNUD) publie annuellement depuis 1990. Il s'agit d'un indicateur synthétique établi sur base d'indicateurs partiels concernant la santé (indicateur : espérance de vie à la naissance), l'éducation (indicateur : taux de scolarisation brut, taux d'alphabétisation) et la performance économique (PIB par habitant). Dans le classement de l'IDH pour l'année 2002, le Luxembourg n'occupe que la seizième place. Cela peut être expliqué, d'une part, par le niveau de l'espérance de vie à la naissance (pris comme indicateur de santé publique) qui est de 77.4 ans au Luxembourg, contre 81.0 ans au Japon, 79.7 ans en Suède et 78.5 ans en Norvège, par exemple. D'autre part, ce résultat correspond à un problème méthodologique concernant le taux de scolarisation qui, pour le Luxembourg, ne tient pas compte des étudiants luxembourgeois fréquentant des universités à l'étranger, faute de cursus universitaire complet au Luxembourg. L' IDH peut donc être critiqué du point de vue méthodologique, notamment en ce qui concerne la pondération des indicateurs et le choix des variables, mais a le mérite d'élargir la perspective sur le bien-être au delà de la seule performance économique en termes de PIB/habitant.

(1)Source du Ministère de l'Économie et du Commerce extérieur - Copyright © Ministère de l'Économie et du Commerce extérieur

**Standard de pouvoir d'achat





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