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Le Luxembourg Dénomination officielle : Grand Duché de Luxembourg. Forme de gouvernement : Monarchie constitutionnelle sous le régime de la démocratie parlementaire. Chef d'Etat : S.A.R. le Grand-Duc Henri. Lieutenant Représentant de S.A.R : S.A.R. le Grand-Duc Héritier. Chef du gouvernement : Jean-Claude Juncker, Premier Ministre. Langue nationale : Luxembourgeois. Langues administratives : Français, Allemand et Luxembourgeois. Unité monétaire : EURO Capitale : Luxembourg. Subdivisions
administratives : 3 districts (Luxembourg,
Diekirch, Grevenmacher), Population: 502.100 habitants dont 43,1% d'étrangers (données 2010) Surface: 2.586 km² Les chiffres-clés de l'économie:(1)
(*): prévision Le degré d'ouverture de l'économie luxembourgeoise est supérieur à 100%. Elle est donc largement ouverte aux échanges et à la concurrence internationale. Cette grande ouverture se retrouve également sur le marché de l'emploi luxembourgeois, caractérisé par une part de 3/5 de travailleurs non luxembourgeois et de 2/5 de frontaliers français, belges et allemands. Le dynamisme de l'économie luxembourgeoise entre 1985 et 2008 fut tel que le taux de chômage a pu être maintenu à un niveau qui est parmi les plus faibles en Europe (3-4%). L'ouverture de l'économie et les investissements étrangers sont aussi des facteurs clé du dynamisme et de la compétitivité des entreprises luxembourgeoises, facteurs qui ont contribués, au cours des années 1985 à 2008, à une croissance exceptionnelle (5% en moyenne annuelle). Ces années, malgré la forte croissance, se sont également caractérisées par une stabilité relative des prix. Ainsi, l'inflation au Luxembourg a été en ligne par rapport à l'évolution chez ses principaux partenaires commerciaux. Grâce à la croissance de la productivité, l'économie a su garder un degré de compétitivité élevé. L'évolution de ces paramètres au cours des 15 dernières années fait que généralement le Luxembourg se retrouve "bon élève" dans les exercices de surveillance multilatérale, furent-ils ceux de l'OCDE, du FMI, de la Commission européenne ou dans les exercices d'étalonnage d'organismes privés (IMD). Le tableau ci-dessous retrace l'évolution de l'économie luxembourgeoise au cours des dernières années et les prévisions pour les années à venir à l'aide de quelques chiffres-clés; de plus amples détails peuvent être consultés sur le site du Service central de la statistique et des études économiques (STATEC) et le site: Portrait économique et social du Luxembourg La « richesse » par habitant: Le niveau absolu du PIB et le PIB par habitant sont souvent considérés comme indicateurs de la « richesse » d'un pays et de ses habitants. Pour que la comparaison soit pertinente, il faut évidemment tenir compte des différences de niveaux de prix et des habitudes de consommation entre les pays en les corrigeant par les parités de pouvoir d'achat (PPA). Le PIB par habitant est alors exprimé en « standard de pouvoir d'achat » (SPA**). Pour le Luxembourg, il s'y ajoute que la main-d'oeuvre transfrontalière non- résidente - qui représente plus du tiers de l'emploi de l'économie luxembourgeoise - contribue à la formation de la valeur ajoutée et perçoit des rémunérations - mais n'est pas prise en compte dans le dénominateur du ratio PIB/habitant. Il vaut donc mieux baser les comparaisons sur le « Revenu national brut » (RNB) qui tient compte des flux de facteurs entre le Luxembourg et l'étranger (notamment des rémunérations « exportées » des frontaliers). Dès 1960, le Luxembourg se situe parmi les pays les plus performants en termes de RNB par habitant (exprimé en SPA**). Avec 1 329 SPA**, le Grand-Duché est uniquement devancé par les Etats-Unis (1 509 SPA**) et la Suisse (1 579 SPA**). Néanmoins ce n'est qu'à partir du début des années 1980 que le Luxembourg se détache des autres pays industrialisés et que l'écart s'élargit. En 2001, le RNB par habitant du Luxembourg est d'environ 34 000 SPA contre 29 000 SPA pour les Etats-Unis qui se rangent en deuxième position sur cette échelle. Néanmoins, ni le ratio
« Produit intérieur brut/habitant », ni
celui du « Revenu national brut/habitant » ne
tiennent compte de la structure du PIB qui peut être
caractérisée par des poids divergents, suivant les
pays, des parts de la formation brute de capital fixe, de
la consommation finale des administrations publiques et
de la consommation finale des ménages. La comparaison du
niveau de la consommation finale des ménages ou de la
consommation individuelle effective (en SPA) par pays -
relativement moins élevé au Luxembourg comparé aux
autres pays européens (en % du PIB) - peut donner une
vue plus réaliste sur le niveau de vie des habitants.
Cet indicateur est utile pour comparer les écarts de
richesse en termes de pouvoir d'achat des résidents des
différents pays, mais ne tient pas compte du revenu
réinvesti qui contribue à la richesse future. En
retenant cette méthode (niveau de consommation par
habitant), on en arrive à la conclusion que si le
pouvoir d'achat des résidents du Luxembourg dépasse le
pouvoir d'achat moyen de l'Union européenne de plus de
42% en 2001, l'écart par rapport à des pays comme
l'Autriche, le Royaume-Uni, la Norvège, la Suisse, le
Danemark, et l'Allemagne est beaucoup plus réduit que la
prise en compte du seul PIB/habitant (resp. RNB/habitant)
ne le laisserait penser.
En outre, la production de richesses d'un pays peut également être appréhendée à travers les ratios PIB/emploi ou PIB/heure travaillée qui sont en fait des mesures sommaires de la productivité d'une économie. En 1999, le PIB par heure travaillée se situait au Luxembourg à l'indice 142.1 sur la base d'un indice 100 pour l'ensemble l'Union européenne. Au Danemark cet indice était de 124.4 et en Belgique de 117.4. La mesure de la « richesse » d'un pays dépend donc largement des méthodes de mesure appliquées. Par ailleurs, pour le Luxembourg - pays à la dimension d'une région dans les grands pays - l'aspect de « centre régional » joue également un rôle. Une comparaison avec d'autres régions peut donc apporter des enseignements supplémentaires utiles. Sur le graphique concernant le PIB par région sont reprises les régions les plus « riches », les régions les plus pauvres de l'UE, ainsi que les régions voisines du Luxembourg. Si le Luxembourg se situe parmi les régions dont le PIB par habitant est le plus élevé, il perd cependant le premier rang - qu'il occupait dans la comparaison entre pays - pour les régions d' « Inner London » et de Bruxelles et ne devance que légèrement la région de Hambourg. Dans ce contexte, il y a également lieu de signaler que le PIB par habitant des régions voisines du Luxembourg (Lorraine, Province du Luxembourg belge, Trèves, Sarre) se range - à des degrés divers - en dessous de la moyenne du PIB par habitant de l'Union européenne et que l'écart par rapport au Luxembourg est conséquent. Le Luxembourg constitue au sein de la Grande Région une entité dynamique comparable à d'autres centres régionaux ou agglomérations en Europe, avec, évidemment, la particularité qu'il s'agit d'un pays souverain conduisant sa propre politique économique, financière et sociale. En réalité, le PIB par habitant ne constitue qu'une vue comptable et partielle du bien-être des habitants d'un pays ou d'une région. Des organisations internationales et des scientifiques ont donc essayé de mettre en oeuvre des indicateurs de développement tenant compte des aspects sociaux, sanitaires, éducatifs et environnementaux. Le plus connu de ces indicateurs est l' « indice de développement humain » (IDH) que le « Programme des Nations Unies pour le développement» (PNUD) publie annuellement depuis 1990. Il s'agit d'un indicateur synthétique établi sur base d'indicateurs partiels concernant la santé (indicateur : espérance de vie à la naissance), l'éducation (indicateur : taux de scolarisation brut, taux d'alphabétisation) et la performance économique (PIB par habitant). Dans le classement de l'IDH pour l'année 2002, le Luxembourg n'occupe que la seizième place. Cela peut être expliqué, d'une part, par le niveau de l'espérance de vie à la naissance (pris comme indicateur de santé publique) qui est de 77.4 ans au Luxembourg, contre 81.0 ans au Japon, 79.7 ans en Suède et 78.5 ans en Norvège, par exemple. D'autre part, ce résultat correspond à un problème méthodologique concernant le taux de scolarisation qui, pour le Luxembourg, ne tient pas compte des étudiants luxembourgeois fréquentant des universités à l'étranger, faute de cursus universitaire complet au Luxembourg. L' IDH peut donc être critiqué du point de vue méthodologique, notamment en ce qui concerne la pondération des indicateurs et le choix des variables, mais a le mérite d'élargir la perspective sur le bien-être au delà de la seule performance économique en termes de PIB/habitant. (1)Source du Ministère de l'Économie et du Commerce extérieur - Copyright © Ministère de l'Économie et du Commerce extérieur. **Standard de pouvoir d'achat.
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